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La violence dans les médias (États-Unis)
2002
Moins de violence ?
Selon une étude du Center for Media and Public Affairs (Centre pour les médias et les affaires publiques) la violence à la télévision américaine a diminué entre les années 1998 et 2001.
- La violence a diminué de 17 % durant les heures de grande écoute, tous réseaux confondus.
- Sur les réseaux faisant partie du service de télévision hertzien, on a diffusé 11 % moins de scènes de violence en 2001 qu’en 1998.
- Sur le câble, on a remarqué une diminution de 65 % des actes de violence diffusés.
- Cependant, les télévisions généralistes (disponibles sans abonnement), ont diffusé 20% plus de scènes de violence en 2001.
Selon la même étude, au cinéma, les niveaux de violence seraient restés les mêmes pour les années étudiées.
Source: Associated press, 24 mars 2002
1998
La violence aux heures de grande écoute
- Une étude sur la violence couvrant 32 mois de télévision, commandée par la National Cable Television Association, a démontré que la proportion des émissions violentes est demeuré stable pendant la durée de l'étude, soit environ 61 %.
- Cette étude de trois ans a démontré que le nombre d'émissions aux heures de grande écoute contenant des scènes violentes est passéd'un peu plus de la moitié en octobre 1994 à près de deux tiers en juin 1997.
- 92 % des émissions diffusées par les chaînes de télévision à péage contiennent des scènes violentes.
- Près de 40 % des incidents violents sont commis par les « bons » personnages. Les conséquences négatives de ces gestes ne sont cependant montrées que dans 15 % de ces émissions.
Source : « Study Finds More Violence in Prime-Time TV Shows », CNN Interactive, 16 avril 1998.
1996
La réaction des parents sur la violence à la télévision
- Un sondage réalisé par la American Medical Association a démontré que 75 % des parents ont déjà fermé leur téléviseur ou quitté une salle de cinéma en raison du contenu trop violent du spectacle.
- Des personnes interrogées, 79 % ont établi des règles à la maison relatives aux habitudes d'écoute de leurs enfants.
Source : American Medical Association Media Violence Survey, 13 août 1996.
La violence à la télévision par câble aux États-Unis
- La U.S. National Television Violence Study de 1996 révèle que 90 % des films diffusés à la télévision incluent de la violence. Les films sont plus susceptibles de montrer du sang que tout autre genre d'émission télévisée.
- La violence est trouvée le plus souvent à la télévision par câble (85 % sur le service étendu et 59 % sur le service de base), suivi de 44 % sur les réseaux indépendants. La violence sur PBS se chiffrait à 18 %.
- 84 % des scènes violentes ne montrent aucune conséquence à long terme. Les personnes violentes s'en tirent sans punition 73 % du temps. À la fin de l'émission, les mauvais personnages sont punis 62 % du temps et les bons personnages, seulement 15 % du temps.
- Des scènes étudiées, 47 % des interactions violentes ne montrent aucune blessure aux victimes et 58 % ne montrent aucune douleur.
- Environ 67 % des émissions montrent de la violence dans un contexte humoristique.
- L'étude sur la violence a démontré que 76 % des personnes violentes typiques montrées à la télévision sont des adultes, 78 % sont des hommes et 76 % sont Blancs.
- 25 % des interactions violentes à la télévision impliquent l'utilisation d'une arme à feu.
Source : National Television Violence Study, réalisée par Mediascope, février 1996.
Les réactions des enfants sur le classement des films
- Les cotes « PG-13 » et « R » ainsi que les avertissement destinés aux parents rendent les émissions et les films annoncés dans un guide télévisé plus attrayants pour les garçons (particulièrement les jeunes âgés de 10 à 14 ans) et moins attrayants pour les filles (particulièrement celles âgées de 5 à 9 ans).
- Les enfants dont les parents dirigent les habitudes d'écoute sont moins susceptibles de choisir des émissions avec avertissements ou avec les cotes « PG-13 » et « R ».
- Les messages d'intérêt public contre la violence à la télévision sont parfois confus ou dilués du fait que les personnalités qui en font la promotion, souvent des sportifs ou des acteurs, sont souvent perçues comme promouvant elles-mêmes la violence dans leur vraie vie ou leur vrai travail.
Source : Media Television Violence Study, réalisée par Mediascope, février 1996.
Les opinions sur l'impact de la télévision sur les enfants
Le Annenberg Public Policy Center a réalisé un sondage auprès de 1 205 parents d'enfants de 2 à 17 ans et auprès de 297 jeunes âgés de 10 à 17 ans, au sujet de leurs habitudes d'écoute et sur la qualité des émissions.
- 40 % des parents ont affirmé restreindre l'écoute de certaines émissions que font leurs enfants et 36 % disent permettre l'écoute de la télévision seulement après que les devoirs ou tâches domestiques ont été complétées.
- Environ 38 % des parents disent regarder la télévision avec leurs enfants « assez souvent » et 26 % disent la regarder avec leurs enfants « presque toujours ».
- Seulement 12 % des parents sont d'avis qu'il y a « beaucoup » d'émissions de qualité pour les enfants.
- Seulement un tiers des parents interrogés utilisent les cotes de classement pour guider l'écoute de la télévision par leurs enfants et seulement 6 % des parents peuvent identifier correctement la mention TV-14 avec sa signification exacte, « la surveillance des parents est recommandée ».
- Des jeunes interrogés, 37 % disent que les « mauvaises émissions » sont « trop violentes ou trop sanglantes », 19 % disent que les « mauvaises émissions » contiennent de « la vulgarité et des sacres » pendant que 18 % disent que les « mauvaises émissions » étaient « plates, ennuyeuses ou stupides ».
- Les jeunes ont cité Beavis and Butthead, The Simpsons, Melrose Place, The X-Files et le réseau MTV parmi les émissions interdites par les parents. 26 % des jeunes disent regarder les émissions que leurs parents interdisent.
Source : Television in the Home: The 1997 Survey of Parents and Children, Annenberg Public Policy Center of the University of Pennsylvania, 1996.
1995
La violence à la télévision américaine aux heures de grande écoute
Une équipe de la UCLA a visionné près de 3 000 heures d'émissions de télévision pendant la saison 1994-95 pour étudier la violence.
- Il a été constaté que seulement 10 des 121 émissions étudiées diffusées aux heures de grande écoute ont fortement inquiété quant à la violence qui y était montrée et huit autres ont un peu inquiété.
- Moins de 15 % des films tournés pour la télévision ont fortement inquiété quant à la violence qui y est montrée (23 sur 161). La violence est une préoccupation dans environ 42 % (50 sur 118) des films de cinéma montrés à la télévision.
Source : Television Violence Monitoring Project Report, réalisé par le UCLA Center for Communication Policy, septembre 1995.
1994
Les enfants dans les actualités
Dale Kunkel, critique américain des médias, a surveillé le contenu de cinq journaux importants des États-Unis et a visionné les bulletins d'informations de fin de soirée de ABC, CBS et de NBC en novembre 1993. Il a découvert que 48 % des nouvelles télévisées sur les enfants et 40 % des nouvelles des quotidiens sur le sujet relataient des histoires de crime et de violence.
Source : « How the News Media " See " Kids », Dale Kunkel, tiré de Media Studies Journal, automne 1994.
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