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STATISTIQUES



La violence dans les médias (Canada)

2002

La violence à la télévision canadienne, 1993-2001 : Analyse des émissions de fiction diffusées par les six réseaux généralistes

Les professeurs Guy Paquette et Jacques de Guise du Centre de recherche sur les médias de l’Université Laval à Québec, ont effectué une recherche sur la violence à la télévision au Canada. De 1993 à 2001, ils ont étudié le nombre d’actes de violence présentés dans les émissions de fiction (à l’exception des dessins-animés) diffusées aux heures de grande écoute sur les six principaux réseaux canadiens : Société Radio-Canada (SRC), TVA, Télévision Quatre-Saisons (TQS), Canadian Broadcasting Corporation (CBC), Canadian Television (CTV) et Global Television. Au total, 639 heures d’émissions de télévision ont été analysées par les chercheurs.

L’étude révèle plusieurs éléments intéressants :

  • De 1993 à 2001, les actes de violence physique présentés à la télévision entre 18 et 23 heures ont augmenté de 378 %. Les actes de violence psychologique se sont accrus de 271 % lors de la même période.

  • Généralement, plus le budget d’une production est élevé, plus les scènes de violence physique sont nombreuses et spectaculaires.

  • Les films et les téléséries sont les types d’émissions qui présentent le plus d’actes de violence physique avec respectivement 47,3 et 22,8 actes de violence par heure.

  • Ce sont les téléromans qui comportent le plus d’actes de violence psychologique (plus de 20 par heure, en moyenne).

  • Dans les productions québécoises, budget oblige, la violence psychologique domine largement.

  • Les réseaux de langue française diffusent plus d’actes violents que leurs homologues de langue anglaise. Ceci s’expliquerait par leur tendance à présenter plus de films.

  • TQS diffuse en moyenne 57,3 actes de violence physique par heure, ce qui en fait le plus violent des réseaux de télévision généraliste au Canada. SRC, avec une moyenne de 6,2 actes de violence par heure, est le réseau le moins violent. Chez les autres réseaux, la moyenne d’actes violents diffusés oscille entre 28,5 (TVA) et 14,3 (CBC) par heure.

  • 82,8 % des actes de violence diffusés par les réseaux canadiens proviennent de productions américaines, principalement des films.

  • 87,9 % des actes de violence proviennent d’émissions dont la diffusion commence avant 21 heures et 39 % d’entre eux sont présentés dans le cadre d’émissions qui prennent l’antenne avant 20 heures.

Source : PAQUETTE, Guy et Jacques de Guise. La violence à la télévision canadienne, 1993-2001 : Analyse des émissions de fiction diffusées par les six réseaux généralistes, 2002.

1996

Les liens entre la pornographie et les crimes sexuels

  • Une recherche menée par le docteur William Marshall de la Queen's University révèle que 86 % des violeurs sont intéressés par la pornographie dite « hardcore » et que même la pornographie non violente peut jouer un rôle significatif dans le déclenchement de comportements sexuels déviants.

  • En 1995, 12 723 rubans blancs ont été envoyés par les membres canadiens de la Ligue catholique des femmes au ministre fédéral de la Justice pour protester contre la pornographie.
Source : Prince George Citizen, 23 octobre 1996.


Les opinions sur l'impact de la télévision sur les enfants

Le Annenberg Public Policy Center a réalisé un sondage auprès de 1 205 parents d'enfants de 2 à 17 ans et auprès de 297 jeunes âgés de 10 à 17 ans, au sujet de leurs habitudes d'écoute et sur la qualité des émissions.

  • 40 % des parents ont affirmé restreindre l'écoute de certaines émissions à leurs enfants et 36 % disent permettre l'écoute de la télévision seulement après que les devoirs ou tâches domestiques ont été complétées.

  • Environ 38 % des parents disent regarder la télévision avec leurs enfants « assez souvent » et 26 % disent la regarder avec leurs enfants « presque toujours ».

  • Seulement 12 % des parents sont d'avis qu'il y a « beaucoup » d'émissions de qualité pour les enfants.

  • Seulement un tiers des parents interrogés utilisent les cotes de classement pour guider l'écoute de la télévision par leurs enfants et seulement 6 % des parents peuvent identifier correctement la mention TV-14 avec sa signification exacte, « la surveillance des parents est recommandée ».

  • Des jeunes interrogés, 37 % disent que les « mauvaises émissions » sont « trop violentes ou trop sanglantes », 19 % disent que les « mauvaises émissions » contiennent de « la vulgarité et des sacres » pendant que 18 % disent que les « mauvaises émissions » étaient « plates, ennuyeuses ou stupides ».

  • Les jeunes ont cité Beavis and Butthead, The Simpsons, Melrose Place, The X-Files et le réseau MTV parmi les émissions interdites par les parents. 26 % des jeunes disent regarder les émissions que leurs parents interdisent.
Source : Television in the Home: The 1997 Survey of Parents and Children, Annenberg Public Policy Center of the University of Pennsylvania, 1996.


1995

L'impact de la télévision sur les enfants

Une étude canadienne rapporte que la violence à la télévision influence les enfants d'âges divers de différentes façons :

  • De l'âge de un à deux ans, les enfants imitent ce qu'ils voient et entendent à la télévision. Un certain nombre d’enfants d'âge préscolaire prêtent davantage attention à la télévision que le groupe des un à deux ans, même si la plupart des enfants d'âge préscolaire ne peuvent faire la différence entre la fiction et la réalité ni entre la publicité et les émissions.

  • Une fois que les enfants atteignent l'âge de l'école élémentaire, ils commencent à se coucher plus tard et à regarder plus d'émissions pour les adultes.

  • Les adolescents préfèrent les émissions pour adultes qui traitent de sujets comme la croissance, les rendez-vous, l'alcool, les drogues et le sexe. Les films d'horreur, les vidéos de musique et les films érotiques sont également populaires auprès d'eux. Ces émissions contiennent souvent de violentes images pornographiques et des scènes d'abus contre les femmes. La recherche a montré que ces émissions véhiculent le message selon lequel la violence dirigée envers les femmes est acceptable, ce qui peut rendre les adolescentes plus craintives.
Source : Television Violence: A Review of the Effects on Children of Different Ages, Wendy L. Josephson, Ph.D., 1995.


1994

Les opinions des Canadiennes sur la violence à la télévision

  • Quatre femmes sur cinq croient que la télévision contribue à la violence dans la société.

  • Plus de 35 % des femmes disent éviter les émissions à caractère violent.
Source : Please Adjust Our Sets: Canadian Women Watching Television, MediaWatch, 1994.

 


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