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JEUNES CANADIENS DANS UN MONDE BRANCHÉ – Phase II
Jeunes Canadiens dans un monde branché constitue une des recherches les plus exhaustives du genre à jamais avoir été effectuée au pays. Cette nouvelle étude s’appuie sur une enquête réalisée par le Réseau Éducation-Médias (le Réseau) en 2001 et porte sur les comportements, les attitudes et les opinions de plus de 5 200 jeunes internautes – enfants et adolescents de la 4e année du primaire à la 5e secondaire (11e année) représentant toutes les provinces et territoires ainsi que les communautés francophones et anglophones du pays. Réalisée par ERIN Research pour le compte du Réseau et financée par le Gouvernement du Canada, cette recherche met en évidence les changements majeurs survenus depuis le sondage de 2001. Le rapport du Réseau présente les tendances actuelles et offre des pistes pour aider à mieux comprendre comment les jeunes Canadiens utilisent Internet dans leur quotidien. Voici quelques-uns des faits saillants qui se dégagent de cette étude : - Les jeunes Canadiens sont plus connectés que jamais
- Les jeunes sont de grands utilisateurs de technologie
- L’engagement des parents a augmenté au cours des quatre dernières années
- La présence de règles concernant l’utilisation d’Internet fait une différence
- Les jeunes nous disent que leurs expériences sur Internet sont généralement positives et enrichissantes sur le plan social
- Sur les sites Web grand public, les jeunes sont exposés à du contenu offensant et à des situations comportant des risques
- Internet est le choix principal pour les travaux scolaires mais les élèves disent vouloir acquérir de meilleures compétences en ce qui a trait à l’évaluation de l’information trouvée en ligne
- Pour certains jeunes, Internet est un moyen de communication propice à l’intimidation et au harcèlement sexuel
- Les jeunes sont conscients des questions ayant trait à la vie privée mais ils donnent souvent des renseignements personnels en ligne
- Les sites Internet préférés des jeunes présentent des environnements de nature commerciale
Ces résultats nous donnent un aperçu des différentes technologies utilisées par les jeunes, comment ces dernières influencent leurs expériences sociales, les défis qu’ils rencontrent en ligne et l’impact de l’engagement et de la supervision des parents. Les résultats mettent aussi en lumière les changements majeurs survenus depuis le sondage de 2001. Le rapport intégral de la firme de recherche Erin, un document sur l’ensemble des faits saillants ainsi qu’une analyse secondaire peuvent être consultés sur le site Web du Réseau à : www.education-medias.ca/francais/recherche/JCMB/phaseII/ Faits saillants : Les jeunes Canadiens sont plus connectés que jamais - L’accès à Internet est pratiquement universel. En effet, 94 % des jeunes affirment utiliser Internet à la maison, comparativement à 79 % en 2001. Plus de la moitié (61 %) indiquent avoir un accès haute vitesse.
- Au total, 37 % des jeunes dont 20 % des élèves de la 4e année ont accès à Internet à partir de leur ordinateur personnel. En 5e secondaire (11e année), ce chiffre grimpe à 51 %.
- Les points d’accès ne se limitent pas aux ordinateurs. Près du quart des élèves (23 %) indiquent avoir un téléphone cellulaire, dont 44 % permettent de se connecter à Internet. Plus de la moitié (56 %) des téléphones cellulaires des élèves offrent un accès au service de messagerie textuelle et 17 % sont équipés d’une caméra.
Les jeunes sont de grands utilisateurs de technologie - Une grande majorité des élèves (86 %) ont un compte de courrier électronique, comparativement à 71 % en 2001. Soixante-douze pour cent de ces comptes, comme Hotmail, sont offerts gratuitement sur le Web.
- Jouer à des jeux en ligne est l’activité préférée des plus jeunes les jours de semaine. En 4e année, 28 % des élèves de la utilisent la messagerie instantanée, un nombre qui passe à 43 % en 5e année pour atteindre 86 % en 5e secondaire (11e année).
- Seulement 6 % des filles choisissent de visiter des bavardoirs, comparativement à 62 % qui choisissent de communiquer avec des amis par messagerie instantanée.
- En 2e secondaire (8e année), les trois quarts (77 %) des jeunes téléchargent et écoutent de la musique sur leur ordinateur alors que le tiers (33 %) téléchargent des films et des émissions de télévision.
- Un jour normal de semaine, 14 % des élèves de la 4e année publient des textes sur un blogue ou un journal en ligne.
- Les jeunes qui ont leur propre ordinateur avec accès à Internet indiquent passer deux fois plus de temps en ligne que ceux qui doivent le partager avec des membres de leur famille.
L’engagement des parents a augmenté au cours des quatre dernières années - Les jeunes indiquent être astreints à plus de règles à la maison qu’en 2001 en ce qui a trait à l’utilisation d’Internet. La rencontre en personne de quelqu’un connu sur Internet est la règle la plus courante, et elle s’applique dans 74 % des foyers. En 2001, 54 % des familles avaient une règle à cet égard.
- Dans le même ordre d’idée, presque deux fois plus d’élèves indiquent maintenant faire l’objet de surveillance de la part d’un parent lorsqu’ils utilisent Internet. En 2001, 7 % indiquaient utiliser Internet en compagnie d’un parent ou d’un adulte la plupart du temps alors qu’en 2005, ce pourcentage est de 13 %.
La présence de règles concernant l’utilisation d’Internet fait une différence - La présence de règles concernant certaines activités Internet bien précises font une grande différence, surtout chez les plus jeunes. Dans les foyers où il n’y a pas de règles concernant les types de sites à ne pas visiter, 43 % des élèves de la 6e année et de la 1e année du secondaire (7e année) ont visité des sites offensants et inconvenants pour leur âge. Dans les foyers où il y a une règle, seulement 14 % des élèves ont visité ce genre de sites.
- Il y a également une corrélation entre la présence de règles à la maison et le temps que les parents passent à surveiller les activités de leurs jeunes sur Internet. Dans les foyers où il n’y a pas de règle, 74 % des jeunes indiquent qu’aucun adulte n’est présent lorsqu’ils utilisent Internet alors qu’à l’autre extrême où plusieurs règles sont en vigueur, seulement 22 % indiquent qu’ils ne sont jamais surveillés.
Les jeunes nous disent que leurs expériences sur Internet sont généralement positives et enrichissantes sur le plan social - Lorsqu’on leur a demandé de relater une expérience marquante qu’ils ont vécue sur Internet, la plupart des expériences rapportées étaient positives.
- Parmi le 21 % des élèves de la 1e à la 5e année du secondaire (7e à la 11e année) qui ont indiqué avoir rencontré en personne quelqu’un dont ils avaient fait la connaissance sur Internet, 72 % affirment que ce fut une bonne expérience.
- Les jeunes qui passent plus de temps sur Internet tous les jours indiquent avoir davantage confiance en leurs compétences en matière de relations sociales que les autres – surtout lorsqu’il s’agit de « se faire des amis » et de « raconter des blagues et faire rire les gens ».
Les jeunes se servent d’Internet pour élargir leurs réseaux sociaux actuels et en développer de nouveaux - Lorsqu’on leur a demandé de décrire une expérience marquante qu’ils ont vécue sur Internet, le type d’expérience le plus fréquent (15 %) était « communiquer avec des amis » et « se faire de nouveaux amis ».
- Parmi les jeunes qui ont indiqué avoir vécu une bonne expérience en rencontrant en personne quelqu’un dont ils avaient fait la connaissance sur Internet, la majorité font état de rencontre d’amis de leurs amis ou de membres de la famille (vivant souvent à proximité).
- Un nombre croissant de jeunes signalent utiliser Internet en compagnie d’autres personne plutôt que seuls. En 2001, un peu plus de la moitié disaient utiliser Internet à la maison essentiellement de façon solitaire alors qu’en 2005, ce nombre a chuté à peu près au tiers.
Internet est le choix principal pour les travaux scolaires mais les élèves disent vouloir acquérir de meilleures compétences en ce qui a trait à l’évaluation de l’information trouvée en ligne - Chez les élèves de la 6e année du primaire à la 5e du secondaire (6e à la 11e année), les trois quarts indiquent faire leurs travaux scolaires en utilisant Internet « sur une base quotidienne ou presque ».
- Soixante-deux pour cent des élèves de la 4e année préfèrent Internet alors que 38 % optent pour la bibliothèque. La grande majorité des élèves (91 %) de la 5e année du secondaire (11e année) préfère Internet alors que seulement 9 % préfèrent la bibliothèque.
- Malgré leur préférence pour Internet, tous les jeunes reconnaissent les désavantages associés à la recherche d’information en ligne et bien que la majorité (58 %) affirment utiliser Internet pour leurs travaux scolaires, presque la moitié (47 %) disent que cela n’a aucune incidence sur la qualité de leurs travaux.
Sur les sites Web grand public, les jeunes sont exposés à du contenu offensant et à des situations comportant des risques - Près du tiers des 50 sites Web préférés des jeunes proposent du contenu violent (28 %) ou à caractère hautement sexuel (32 %). Ces sites apparaissent le plus souvent sur la liste des sites préférés des jeunes de la 2e et 3 secondaire (8e et 9e année).
- Il y a un lien entre la visite de sites Web offensants et les expériences négatives vécues dans le monde réel. En effet, les jeunes qui signalent avoir été victimes d’intimidation et de harcèlement sexuel au cours de la dernière année scolaire signalent également le plus grand nombre de visites de sites Web offensants.
Pour certains jeunes, Internet est un moyen de communication propice à l’intimidation et au harcèlement sexuel - Internet offre aux jeunes un environnement où ils se sentent anonymes. Dans ce contexte, 59 % d’entre eux affirment avoir assumé une identité autre que la leur. De ce nombre, 17 % ont prétendu être quelqu’un d’autre « pour pouvoir être méchant sans craindre d’en subir les conséquences ».
- Trente-quatre pour cent des élèves du secondaire (7e à la 11e année) signalent avoir été victimes d’intimidation tandis que 12 % indiquent avoir fait l’objet de harcèlement sexuel.
- Parmi ceux qui sont victimes d’intimidation, 74 % le sont à l’école et 27 % sur Internet. Pour ceux qui font état de harcèlement sexuel, la situation est inversée. Quarante-sept pour cent indiquent être victimes de harcèlement sexuel à l’école contre 70 % sur Internet.
- Parmi les jeunes qui indiquent faire l’objet de harcèlement sexuel sur Internet, plus de la moitié (52 %) disent que le responsable est une personne qu’ils connaissent dans la vraie vie.
Les jeunes sont conscients des questions ayant trait à la vie privée mais ils donnent souvent des renseignements personnels en ligne - Les jeunes se préoccupent de leur vie privée en ligne. Deux tiers des répondants (66 %) disent qu’ils aimeraient en apprendre davantage à l’école sur « la façon de protéger leur vie privée sur Internet ». La moitié des élèves disent lire « à l’occasion » (44 %) ou « toujours » (5 %) les politiques relatives à la vie privée des sites Web qu’ils visitent.
- La grande majorité (90 %) des 50 sites préférés cités par les jeunes ont un processus d’inscription où on leur demande de fournir des renseignements personnels. Près du tiers des jeunes disent qu’ils donneraient leur nom réel et leur adresse pour s’abonner à un service de compte de courrier électronique gratuit (30 %) ou pour créer un profil en ligne sur un site comme MSN (27 %). Dix-neuf pour cent fourniraient ces renseignements pour participer à un concours en ligne.
- Les jeunes sont plus susceptibles de fournir des renseignements personnels permettant de les identifier sur un site commercial que dans un environnement interactif comme une salle de clavardage. Seulement 7 % des élèves divulguent leur nom réel et leur adresse dans un bavardoir ou un profil sur un site de rencontres. Cependant, le tiers des jeunes (34 %) donneraient leur adresse de courriel dans un bavardoir.
Les sites Internet préférés des jeunes présentent des environnements de nature commerciale - Presque tous les sites figurant sur la liste des 50 sites préférés des élèves (94 %) ont un contenu publicitaire.
- Neopets, site préféré des filles de la 4e année à la 1e secondaire (4e à la 7e année), contient des jeux proposant des produits de marque et des sondages de marketing. Candystand, site de jeux où l’on fait la promotion des bonbons Lifesaver, figure au septième rang parmi les sites préférés des garçons de cette catégorie d’âge.
- Plus des trois quarts des jeunes qui jouent à des jeux axés sur un produit pensent qu’il s’agit « simplement de sites de jeux » et non de sites « essentiellement de nature commerciale ». Cependant, avec l’âge les jeunes deviennent plus conscients de la nature publicitaire de ces sites. En effet, 31 % des élèves de la 5e secondaire (11e année) reconnaissent la nature commerciale de ces sites, comparativement à 18 % en 4e année.
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