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21 h 30
Partez les machines !
La salle des presses de la Chronique est une im-press-ionnante pièce d'environ trois étages de haut. D'étroits escaliers de métal, des passerelles et des ponts entourent les machines. Les pas résonnent contre les passages de métal, les humidificateurs chuchotent doucement et les voix de ceux qui font tourner la presse montent et descendent. Plus tard, lorsque la presse sera « lancée », le bruit sera assourdissant.
Sur le plancher, sous les presses, se trouvent d'immenses rouleaux de papier journal, certains aussi grands qu'un adulte. Lorsqu'on a besoin d'un rouleau, il est placé sous une presse où il alimentera la machine. Les plaques de métal sont fixées sur la presse et, rien qu'en appuyant sur un bouton, la longue feuille de papier commence à se dérouler à travers la presse à la vitesse de 32 km/h. Les presses ne font pas qu'imprimer ; elles plient et coupent les journaux. Le papier est une masse confuse en passant dans la presse. Chaque section du journal est imprimée séparément, puis toutes les sections se rencontrent à la plieuse. Les journaux sortent de la presse avec chaque section en place. Des milliers de journaux peuvent être imprimés en une minute. Les presses sont si bruyantes que les ouvriers doivent porter des protège-tympans. Certains ont des casques qui leur permettent d'écouter de la musique.
Quelques grands journaux, comme La Chronique de Clairville, impriment plus d'une édition par nuit. La Chronique imprime à 21 h 30, à 22 h 30 et à minuit. Quelquefois, il n'y a que peu de changements d'une édition à l'autre. Mais si un important événement se produit, il peut y avoir une toute nouvelle première page. Un responsable est habituellement sur place pour s'occuper des changements. La presse est rapidement arrêtée si des changements majeurs doivent être effectués, mais ces arrêts peuvent être coûteux.

7 h
Mardi matin
Les nouvelles qui ont commencé leur périple à la conférence de la rédaction, lundi matin, sont finalement arrivées dans les mains des porteurs qui les distribueront. Quand Lison Brasseur livre ses journaux, elle se joint à une lignée de porteurs qui s'étire sur cent ans.
De nos jours, plusieurs journaux embauchent encore des jeunes garçons et des jeunes filles pour livrer le journal. Mais, dans certaines communautés, les parents s'inquiètent de leur sécurité, ou alors les enfants sont trop occupés pour livrer le journal. Il arrive donc parfois qu'un porteur adulte, en voiture, brise le silence de l'aube pour livrer la Chronique sur le porche des maisons.
Des nouvelles toutes chaudes !
T'es-tu déjà demandé ce que l'expression « des nouvelles toutes chaudes » signifiait ? Les presses tournent à de grandes vitesses et la friction créée réchauffe le papier qui y passe. Un journal sort des presses chaud comme une rôtie, et l'arôme de l'encre remplit l'air. Donc, le journal est vraiment chaud. |
Maintenant que tu es au courant des secrets du métier, tu peux éditer ton propre journal !
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