Le Code d'application volontaire concernant la violence à la télévision, des télédiffuseurs privés canadiens
La première version du Code d’application volontaire concernant la violence à la télévision, a été créée en 1987 par l’Association canadienne des radiodiffuseurs (ACR) puis entérinée par le Conseil de la Radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC).
Toutefois, en 1993, une préoccupation publique au sujet de la violence à la télévision incita le CRTC à publier un programme en cinq points pour traiter cet enjeu. Les cinq solutions énvisagées étaient les suivantes : des codes rédigés par l’industrie, l’éducation du public, l’influence exercée par le gouvernement en tant qu’important annonceur, la coopération internationale et la reconnaissance de la programmation pour enfants de qualité.
Le Groupe d’action sur la violence à la télévision (GAVT) a été institué, en réponse à l’appel à l’action du CRTC. Le mandat de ce groupe comprenait la création de codes plus stricts pour l’industrie et l’élaboration d’un système de classement pour la télévision. Le code concernant la violence de l’ACR fut révisé et renforcé ; il entra en vigueur le 1er janvier 1994.
Les engagements clés ci-dessous figurent parmi les 35 lignes directrices du code :
- Interdiction catégorique de diffuser des émissions mettant en scène de la violence gratuite ou de la violence qui légitime, valorise ou glorifie le recours à la force physique ;
- Création d’une heure « critique », neuf heures du soir, avant laquelle les programmes qui contiennent des scènes de violence destinées aux adultes ne passeront pas à l’antenne ;
- Sensibilisation à la représentation de la violence à l’égard de groupes à risques, comme les femmes et les minorités ;
- Insertion de mises en garde à l’auditoire avant (et pendant) les émissions destinées à un public adulte et pour celles qui contiennent des scènes de violence contre-indiquées pour les enfants ;
- Lignes directrices strictes sur la représentation de la violence dans la programmation pour enfants :
- La violence ne doit pas être présentée comme une méthode de choix pour la résolution de problèmes ;
- Les conséquences physiques de la violence doivent être manifestes ;
- Les programmations de dessins animés ne doivent pas inciter à des comportements d’imitation dangereux et la violence ne doit pas en être le sujet principal.
Le Code concernant la violence est administré par le Conseil canadien des normes de la télévision (CCNR). Pour soumettre une plainte portant sur tout contenu télédiffusé susceptible de contrevenir aux dispositions du Code, les consommateurs peuvent utiliser la formule de plainte du site du CCNR ou celle du CRTC.
Référence : Code d'application volontaire concernant la violence à la télévision (texte intégral).